Vendredi 11 et Samedi 12 mai.

Les  Lir’ambulanciers et lancières du Montmorillonnais sur orbites élancées ont vécu les pires moments enivrants de leur courte histoire initiale d’improbables libraires.

Au préalable et disons-le, d’emblée ce fut un régal de livres délivrés… à domicile et d’une envolée de cahier faisant un conte rond. Et le voyage primaugural de reconnaissance du terrain nous valut l’aubade d’un kiosque à musique orientale onirique, un bouquet de Laithus à la main.
Le surlendemain et bien tôt sur les lieux quand les cloches de onze égaillaient les prairies, nous hument tôt de poser nos deux valises et nos stocks et de les mettre à table sous couvert de notre ample noisetier retrouvé, agrémenté du grand parasol les pieds pavés dans le sable et d’un tipi aux couleurs africaines enchanteresses (et très peu visité).
Susurrant de-ci de-là des promesses lunaires et tirant les cartes de mai 68 du chapeau au hasard des passant-es, laissant aux dénicheureuses les plaisirs de la découverte nous trappames d’emblée la tête d’une belle chenille dans l’ouvrage « Désintégration ».
Mais le soleil tapant et l’enivrante littérature firent des euros : 160 au bilan de cette belle journée (où nous guettâmes en vain les sourires béats de massé-es voluptueux-euses braire sur matelas).
Lysiane s’y employa  tant à merveille que la soirée revenant, elle n’en revenait pas d’une croquante aventure en Indo, et si touristes y a, allez croquo y a !
Aux libraires, volubiles furent nos échanges !
Le samedi noyé sous les eaux laissait peu de place aux hésitations : les livres sont restés au garage.
L’avant-pièce du four à pain fut un havre de paix et de chuchotements, un abri côtier chaleureux et réjouissant pour des festivaliers détrempés : combien de visages réjouis, épanouis se retrouvant sereins sous les mots susurrants !
 

 

Noël : « j’ai aimé le dîner pommes de terre braisées/cochon grillé ; j’ai eu peur en voyant le grand parasol au sol, il serait tombé juste derrière une dame passante ».

Maryse : « j’ai quelques idées de mets, 68 et plus sûres : je mettrais des parenthèses à patron, je modifierais « compte au franc près » par une bête assise, don de Saint-Rémi ; ah ! que sous soient Sous bise ! » 

Hélène : « j’ai eu de jeunes oreilles attentives et réjouies pour des textes de Karl Norac, Alain Serres, Boris Vian et comptines haïtiennes entre autres fines mouches ».